Présentation


Petite histoire !

Début de l’automne 2013…

C’était un week-end de portes ouvertes, à l’atelier de réparation d’instruments à vent  Dairbau de Gourdinne. Je fais des pieds et des mains pour y aller. Enfin, c’est comme ça que je le ressens, mais ce doit se limiter à une petite suggestion toute timide, je me connais. Bref, je gesticule, tout au plus. Un instant est trouvé pour s’y rendre. Mon épouse m’y accompagne. Tant mieux ! J’adore sa présence. Il est question de voir l’atelier et l’artisan en plein travail.

Arrivés sur place, un tout petit local, parfaitement ordonné et rempli d’instruments, d’outils en tout genre dont certains me sont complètement inconnus, nous accueille avec autant de bonhomie que le maître des lieux. Un verre de l’amitié nous est offert, et il y a du monde. Pas facile dans ces conditions d'attirer l'attention de l'hôte.

Sortant de ma réserve, je présente ma vieille clarinette et une petite discussion s’installe autour d’elle. L’artisan fixe sans doute mon profil, instrumentiste amateur, point barre ! Belle exclamation… Suspendue, se cache ma fascination pour l’instrument de musique, quel qu’il soit, et mon admiration sans borne pour leurs inventeurs et créateurs. L’amour des instruments me vient du plaisir d’en jouer : clarinette, saxophones, piano. J’ai même pratiqué le cor d’harmonie dans ma jeunesse.

D’autres visiteurs entrent. Un vieux monsieur tout racrapoté saisit une trompette fraîchement réparée, et sort une phrase musicale dont il a le secret, suivie de rires unanimes et bien gras. Les sons se fracassent encore dans l’exiguïté de la pièce. Il y a de beaux restes chez ce monsieur et le patron, remarquant ma surprise, m’explique discrètement qu’il s’agit d’un trompettiste professionnel à la retraite...

Nous goûtons quelques temps l'agréable ambiance de ces lieux...

Nos verres sont vides. L’heure est venue de partir, le temps d’un remerciement pour l’accueil de la part du client potentiel que je suis, le temps d’un remerciement pour la visite depuis l’autre côté de l’autel sacré et infranchissable, réservé aux élus. Avant de partir, je lâche : « Vous faites le métier de mes rêves », ce qui interpelle mon épouse. Malheureusement, l'enseignement du métier de réparateur d'instruments à vent n'existe pas en Belgique. Il faut se rendre en France, au Mans, durant un an au minimum. Pas envisageable pour moi, une famille, une organisation bien rodée, des enfants aux études…

Après quelques temps, jours, semaines, mois, -  que sais-je, j’ai toujours été en difficulté avec la notion du temps -, mon épouse, qui quand cela dit en passant a une idée en tête se met en quête d'éléments servant cette idée dans un jusqu'au-boutisme qui la caractérise, me fait un jour un énorme cadeau : elle me fait suivre quelques informations au sujet de stages de réparation d’instruments à vent organisés par le Music Fund de Marche-en-Famenne, encadrés par des professionnels du métier. Ma réaction : wouaw !!! L’occasion est trop belle. Je m’y inscris, je m'y rends, et je mords à l’hameçon, carrément pardi ! Les stages s’enchaînent, je n’en manque aucun, je ne veux en aucun cas en manquer… Les clarinettes, les saxophones, les cuivres. Entretiens et petites réparations. Je fais l'acquisition de quelques techniques, ainsi de quelques outils, lesquels sont difficiles à trouver car dédiés uniquement à ce métier peu répandu. A la maison, je fabrique mon établi avec quelques planches solides mises en réserve parce qu’on se sait jamais. Nous sommes du genre à ne pas trop jeter à la maison, un objet pouvant être détourné pour lui offrir une deuxième vie. Un beau plan de travail en surplus de la cuisine montée il y a 8 ans coiffe le dessus. Un tabouret haut, de récupération évidemment, et à très bon prix, me permet d’y travailler confortablement.

Merci à Christine, mon épouse !

C’est avec plaisir que je vous accueille sur rendez-vous pour prendre soin de votre instrument.